Les besoins nutritionnels des femmes évoluent au même rythme qu’elles

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* La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, un partenaire caritatif PHARMAPRIX. AIMEZ. VOUS.

Les besoins nutritionnels d’une femme changent au même rythme que son corps évolue et se transforme.

Selon une récente directive clinique publiée par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), rédigée en partenariat avec Les diététistes du Canada, les Canadiennes ont besoin de recommandations nutritionnelles en fonction des différentes étapes de leur vie afin d’être en meilleure santé possible.

Adolescence

Environ deux ans après le début de la puberté, avant de commencer à avoir des menstruations, les jeunes filles vivent leur plus grande poussée de croissance; et qui dit croissance dit également augmentation des besoins nutritionnels, même lors des poussées qui suivront. Pendant cette période, les adolescentes deviennent de plus en plus soucieuses de leur image, ce qui peut éveiller leur intérêt pour les régimes amaigrissants. L’adolescence coïncide aussi parfois avec le moment où elles sont de plus en plus responsables de leur propre alimentation, par exemple en préparant ou en achetant leur dîner pour l’école.

Comme l’alimentation pendant l’adolescence définit les fondements d’une vie en santé, il est important que les parents et les parents-substituts d’adolescentes continuent de les superviser en matière de nutrition et de les y intéresser en plus de les guider et d’intervenir au besoin. C’est chez les adolescentes que l’on observe la plus forte prévalence de troubles alimentaires.

Il convient d’apporter une attention particulière à l’apport de calcium (ANR de 1300 mg/jour), car c’est lors de cette étape de la vie que les besoins sont les plus grands, mais les adolescentes risquent de ne pas en consommer suffisamment.

Préconception

Il y a une relation entre la fertilité, le poids et l’alimentation. En adoptant une bonne alimentation et un mode de vie sain, en ayant un poids santé et en évitant les substances néfastes, les femmes favorisent leur fertilité et améliorent leur santé générale avant la grossesse. Par contre, lorsque la demande énergétique est trop élevée, par exemple si l’on s’entraîne trop, ou que l’apport énergétique est trop faible, comme dans le cas de troubles alimentaires, le corps suspend les fonctions de reproduction au profit des fonctions essentielles. L’obésité augmente quant à elle le risque de perturbations menstruelles et de troubles d’ovulation.

Les experts de la santé conseillent aux femmes de maintenir un poids santé avant la conception en partie en mangeant la bonne quantité d’aliments riches en nutriments. Il convient d’apporter une attention particulière à l’acide folique, car cette vitamine diminue le risque de certaines anomalies congénitales et protège les femmes contre certains problèmes de santé comme l’anémie.

Les experts recommandent à toutes les femmes, même celles qui ne comptent pas avoir d’enfant, de porter attention à leurs besoins en calcium, en vitamines D et B12, en fer et en acide folique, car nombreuses sont les Canadiennes qui ne consomment pas suffisamment de ces nutriments.

Grossesse

Malgré le mythe populaire voulant que les femmes enceintes doivent manger pour deux, celles-ci ont seulement besoin d’un peu plus d’énergie fournie par des aliments riches en nutriments. Durant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse, soit à partir du troisième mois, consommer quotidiennement de une à trois portions supplémentaires d’aliments issus des groupes alimentaires indiqués dans le Guide alimentaire canadien suffisent pour répondre à l’augmentation respective des besoins quotidiens de 340 et 450 calories.

Il convient d’apporter une attention particulière à l’apport en acide folique, en fer et en vitamine B12. Les suppléments vitaminés sont recommandés pour aider les femmes à répondre à leurs besoins nutritionnels plus importants pendant cette période. Toutefois, il est important de se limiter à une seule multivitamine par jour afin d’éviter d’ingérer une quantité de vitamine A qui nuirait au fœtus.

Allaitement

Même s’il est important pour toutes les femmes de bien s’hydrater, les femmes qui allaitent doivent quant à elles boire encore plus de liquides. Celles-ci devraient boire 3,8 litres d’eau par jour, soit environ 1,5 litre de plus que les adolescentes et 1,1 litre de plus que les autres adultes. L’apport en calorie est également plus élevé pendant la période d’allaitement.

L’allaitement exclusif est recommandé pour les six premiers mois de vie du nourrisson; pour ce faire, la femme doit consommer quotidiennement 330 kcal supplémentaires. À compter de six mois, et ce, jusqu’à douze mois, l’apport supplémentaire doit atteindre 400 kcal/jour.

Il convient d’apporter une attention particulière à un apport suffisant en acides gras oméga-3 et en vitamine D (ANR de 600 UI).

Ménopause et au-delà

La ménopause est une période où les femmes vivent de nombreuses transformations. À mesure que les femmes vieillissent et amorcent la ménopause, on observe chez elles une diminution de la densité osseuse, des changements métaboliques de même qu’une accélération de la perte de force et de masse musculaire. De même, bien des femmes trouvent qu’elles prennent plus de poids autour de l’abdomen par rapport à plus tôt dans leur vie.

Les experts recommandent aux femmes de répondre à leurs besoins en calcium (ANR de 1200 mg) et en vitamine D (ANR de 600 à 800 UI) en répartissant l’apport sur toute la journée. Elles devraient également augmenter leur consommation quotidienne de protéines de 1 à 1,2 g par kilogramme de poids corporel. De plus, elles devraient faire régulièrement des exercices cardiovasculaires et des entraînements musculaires afin de préserver les masses osseuses et musculaires et elles devraient enfin privilégier les glucides à faible indice glycémique. 

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